Ch' Blog ed Cafougnette

Cafougnette : personnage typique et folklorique du Nord-Pas de Calais créé par Jules Mousseron. Histoire d'une BD en Patois...

mercredi 26 janvier 2005

Sortie

Après une discussion téléphonique avec Laurent, mon éditeur, il aimerait que la BD sorte courant avril ce qui permettrait de promouvoir l'album en mai et juin...
Je croise les doigts, même si je trouve le délai un peu juste ! Il reste pas mal de planche à faire. Rémy va devoir dessiner d'arrache-main, sans oublier le coloriste... Pour ma part, je vais revoir certains dialogues et je dois établir le petit dossier historique qui figurera à la fin de l'ouvrage.
Si tout ceci n'est pas fini à temps, l'album sortira en septembre. Pas envie d'aller au casse-pipe cet été. Mais septembre est un mois plutôt chargé en sortie BD. La grosse artillerie débarque ! Ce ne serait pas facile de sortir du lot, même si le patois peut nous y aider...
Alors... Au boulot !!!!!!

Salut mes Tiots 'Quettes !
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 08:35 - La BD - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 25 janvier 2005

Cafougnette.com

Un petit tour s'impose sur le site de Cafougnette.
Vous y trouverez toutes les infos sur Jules Mousseron et le spectacle "Cafougnette et l' défilé" interprété par Jacques Bonnaffé.

Le spectacle tourne un peu partout (un peu moins maintenant) depuis plus de 10 ans et fait salle comble, aussi bien dans le Nord qu'à Paris, Bordeaux, Nice ou Toulouse... Si l'occasion se présente, je ne saurais trop vous conseiller d'aller le voir. Vous ne le regretterez pas !
Ecoutez surtout les textes de Jules Mousseron dit par Jacques Bonnaffé, cela vaut le détour. J'aurais aimé entendre "L' souris du fond de l' trou". Dommage... C'est certainement un des plus beaux textes du poète mineur.
Vous trouverez également des rubriques sur les autres spectacles du comédien, dont le beau et fou "54X13" sur un texte du créateur du Poulpe, Jean-Bernard Pouy.

Salut mes Tiots 'Quettes,
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 14:48 - Jules Mousseron - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Petite précision...

Ultime remarque à propos de la marque "Cafougnette"...
Pour que les choses soient claires !
Je lis souvent sur des forums et autres que beaucoup de personnes pensent que le dépôt de marque s'adresse à eux.
Je n'interdirais jamais quelqu'un, bien évidemment, de raconter à d'autres des cafougnetteries, bien que certaines ne soient pas bonnes à entendre et sont plus qu'éculées. Bien au contraire, j'en suis content car cela prouve que, plus de 100 ans après sa création, le personnage vit toujours.
Ce contre quoi je m'élève, c'est lorsque ces cafougnetteries sont racontées dans un but mercantile. L'œuvre de Jules Mousseron n'est pas tombée dans le domaine publique. Dès lors, le droit d'auteur s'applique et il convient d'abord de demander l'accord des ayant-droits directs (mon grand-père entre autres) et de verser ensuite les droits d'auteur. Car même si Jules Mousseron n'a pas écrit ces cafougnetteries, il y a là production d'œuvre dérivée car, jusqu'à preuve du contraire, c'est Jules Mousseron qui a créé le personnage.
Lisez l'avertissement qui se trouve au début des DVD ou autres. Cela s'applique également à Cafougnette !

A bon entendeur,
Salut mes Tiots 'Quettes !
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 08:35 - Cafougnette Marque Déposée - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 21 janvier 2005

La Pelle Du Mont Noir !

    Vous pourrez trouver une pétition contre le brevetage de termes "picardisants" sur le site de l'Appel du Mont Noir. Signez là ou ne la signez pas. C'est vous qui voyez. Mais avant d'y aller, laissez moi vous exposer mon point de vue...

Je suis d'accord sur certains aspects. Par exemple, déposer à l'INPI des expressions telles que "Ti j' t'arconnos té d' min coin®" ou "Va ker eune bière pour tin père®" est inacceptable. D'un point de vue juridique, cela n'a d'ailleurs aucune valeur.

Par contre, vous comprendrez aisément que je refuse que l'on range "Cafougnette®" parmi ces expressions dans la liste incriminée. Cafougnette est avant tout un personnage créé par Jules Mousseron. Et si je l'ai déposé en nom de marque, c'est pour que le personnage ne tombe pas entre de mauvaises mains. Alain Dawson, qui est à l'origine du site de l'Appel du Mont Noir, me rétorque que le droit d'auteur suffit. Apparemment, cela n'a pas été suffisant pour retirer l'ouvrage d'un certain Guy D. de la vente (dont j'ai déjà parlé), ni le dépôt de marque d'ailleurs. Mais sur ce dernier point, la justice a néanmoins reconnu la marque...
On me dit également que le terme "Cafougnette" désigne une histoire drôle. Affirmer ceci est plus dangereux que le dépôt de marque. Car cela ouvre la porte à un tas d'individus peu scrupuleux et avides de notoriété facile. C'est aussi dépouiller un auteur (et ses ayant-droits) de sa création. "Cafougnette" serait donc pour ces signataires dans le domaine publique. Faux. Les œuvres de Jules Mousseron ne sont pas libres de droit. Et personne à ce jour ne m'a encore prouvé qu'il n'était pas l'auteur original du personnage.
  Et si "Cafougnette" désigne une histoire drôle, cela ne l'était pas du temps de Jules Mousseron. Les histoires racontant ces mésaventures, Jules Mousseron les appelait des "Cafougnetteries"... Messieurs qui semblez détenir la sacro sainte parole des origines du mot "Cafougnette", levez les yeux de vos dictionnaires. Vous pouvez gloser tant que vous voulez sur l'origine de Cafougnette (Cafouiller en l'occurence). Si "Tartarin de Tarascon" d'Alphonse Daudet (et non Marcel Aymé mon cher Jules M !) vient du mot Tartare, cela signifie-t-il pour autant que Daudet n'a pas créé le personnage et que n'importe qui, sous prétexte de défense de la région de Tarascon, peut se l'approprier ? Faites un effort et utilisez s'il vous plaît le mot "cafougnetterie" pour désigner une histoire drôle avec le personnage de Cafougnette !
Car QUI a intérêt à ce que ce terme tombe dans le langage publique ? Qui voudrait que l'on continue à appeler ces histoires des "cafougnettes" et non des "cafougnetteries" ? Suivez mon regard...

  "Ce processus, que certains ont repeint aux couleurs d'une « défense de l'identité » (qui ne demande qu'à servir de paravent à toutes sortes de dérives communautaristes), est porteur d'un message de mort : il s'agit de se partager la dépouille du picard. Je prends l'aile, je te laisse la cuisse, je prends les cafougnettes, je te laisse chtilà !"
Sachez que je ne défends ni le picard, ni le rouchi, ni le patois. Je défends juste l'œuvre de mon aïeul. Cette dérive communautariste que vous évoquez peut également s'appliquer à cet appel qui risque alors de transformer en râteau !
Je ne prends pas "les cafougnettes". Ce qui m'intéresse, c'est Jules Mousseron, c'est Cafougnette, c'est le remettre dans toutes les mémoires des "gins de ch' nord", c'est lui redonner son lustre d'antan et c'est en faire ainsi et à nouveau le personnage emblématique de notre région.

En ce qui concerne les signataires, vous pourrez remarquer qu'un des premiers à avoir signé a décidé de retirer son nom de la liste... Il ne s'agit ni plus ni moins que Guy Dubois qui criait au scandale à cause de "Cafougnette®" et qui depuis fait affaire avec celui qui a déposé toutes ces expressions picardisantes ou patoisantes ! Les raisons ? "On" n'a pas voulu m'en dire plus ! Si quelqu'un a la réponse... ;-)
Et je souligne que je n'ai pas traîné cet éditeur parce qu'il est "coupable" (à mes yeux) d'avoir utilisé le simple terme "Cafougnette", mais parce qu'il a kidnappé et travesti le personnage de Cafougnette en un être vulgaire et veule.

Voilà. J'ai surement été un peu virulent. Mais certains points me visaient directement (peut-être par facilité de la part des auteurs de l'Appel)...

  Salut mes Tiots 'Quettes,
  Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 00:47 - Cafougnette Marque Déposée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 19 janvier 2005

Carte postale

Editée par le Club Philatélique de Denain les 29-30 octobre 1994.
La carte représente l' Zeph Cafougnette, personnage légendaire des œuvres de Jules Mousseron, géant de Denain depuis 1948.

Collection personnelle

Salut mes Tiots 'Quettes
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 11:58 - Jules Mousseron - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 18 janvier 2005

BOUTADE (A mon ami Justin Morand), Poème de Jules Mousseron

In v'not d' trouver l' veine à' l' bowette.
Zeph Cafougnette i l'exploitot.
R'serré, l' carbon étot fin raite:
In tapant d'dins, l' pic erbinot.

El porion d' coupe, un vieux brave homme,
Avot fait l' prix d' veine au hasard,
In arringeant li-même el somme
Quand v'not l' quinzaine, un peu pus tard.

L' porion, un jour, arrive à l' taille,
Faisant s' tourné, comm' tous les jours.
Not Zeph à l' vein' livrot bataille
Et randouillot à doubels-tours !

« Cré nom, s'écriot Cafougnette,
Qué l' veine est dure à c't indrot-chi !
Ravettiez bin cheull' gross' gaillette :
V'là qué j' l'ai usé à l'ardi !

Par berline ed carbon, in donne
Douz' sous ; pourtant à bin parler,
Ej vous assur' qu'in s' déboutonne
Pour in faire assez pou s'cauffer . »

El porion répond, l'air sévère,
Mais in riant, tout'fois, in d'dins :
« I faut taper pus fort, vieux frère,
Et vous gagn'rez beaucoup d'argint.

L' carbon est dur, mais l' veine est belle ;
Et l'in dira chou qu'in voudra :
Aussi vrai qu' ch'est Zeph qu'in t'appelle,
Ch'est soixant' centim's ; cha rest' ra !

-Pourquoi ? répliqu' Zeph, hors d'haleine,
Ch'est soixante' centim's et rien d' pus ?
Ch'est mi l' premier qui-a trouvé l' veine
Et l' prix n'étot point marqué d'sus ! »


Traduction

On venait de trouver une veine dans la galerie
Zeph Cafougnette l'exploitait
Resserré, le charbon était très dur
En frappant dedans le pic rebondissait

Le porion de la coupe, un vieux brave homme,
Avait fait le prix de la veine au hasard,
Il arrangeait lui même la somme
Quand venait la quinzaine, un peu plus tard.

Le porion, un jour, arrive à la taille,
Faisant sa tournée, comme tous les jours.
Notre Zeph à la veine livrait bataille
Et frappait a double tours !

« Sacré nom, s'écriait Cafougnette,
Que la veine est dure à cet endroit ici !
Regardez bien cette grosse gaillette :
Voilà que je l'ai usé au coin du fer

Par berline de charbon on donne
Douze sous ; pourtant à bien parler,
Je vous assure que l'on ne se déboutonne
Pour en faire assez pour se chauffer »

Le porion répond, l'air sévère,
Mais en riant, toutefois à l'intérieur :
Il faut frapper plus fort, vieux frère,
Et vous gagnerez plus d'argent.

Le charbon est dur, mais la veine est belle ;
Et l'on dira ce que l'on voudra :
Aussi vrai que c'est Zeph que l'on t'appelle,
C'est soixante centimes ; ça restera

Pourquoi ? réplique Zeph, hors d'haleine,
C'est soixante centimes et rien de plus ?
C'est moi le premier qui a trouvé la veine
Et le prix n'était pas marqué dessus

Salut mes Tiots 'Quettes,
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 15:58 - Jules Mousseron - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 17 janvier 2005

En couleur !

Suite de la vignette 3 de la planche "Bon Cafougnette".
Cette fois, elle est en couleur !
Ne manque plus que la bulle...


Salut mes Tiots 'Quettes,
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 16:48 - La BD - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 13 janvier 2005

Manuscrit


Première page manuscrite du poème "Cafougnette à l'exposition" paru dans "Coups de Pic et Coups de plumes" en 1904.
Jules Mousseron présenta Cafougnette lors d'une représentation à l'Opéra Comique de Paris.

Salut mes Tiots 'Quettes !
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 09:25 - Jules Mousseron - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 12 janvier 2005

Jules Mousseron ? In l'arconnot tertous... I est d' not' coin !

J'ai fort quièr el français, ch'est l' pu joli langache,
Comm' j'aime el biau vêt'mint qué j' mets dins les honneurs.
Mais j' préfèr' min patois, musiqu' dé m' premier âche,
Qui, chaqu' jour, fait canter chu qu'a busié min cœur.
L' patois s'apprind tout seul, et l' français, à l'école.
L'un vient in liberté, l'autr' s'intass' comme un rôle.

Jules Mousseron

Le 1er Janvier 1868, naît Jules mousseron dans le "coron plat" à Denain. Douze ans et un jour plus tard, Jules descend au fond de la fosse Renard pour la première fois. Il y travaille durement, mais il trouve le temps de se passionner pour la littérature. Il dévore les classiques et se met à écrire, d'abord en français, puis en Rouchi (dialecte de cette région houillère du Borinage, entre Nord et Belgique dont font partie Valenciennes et Denain) sur les judicieux conseils de l'artiste André Jurénil. Très vite, son style et sa langue quotidienne lui valent renommée et reconnaissance.
A travers "Fleurs d'en bas", "Les fougères noires", "Autour des terrils", "Les Boches au pays noir", "Coups de pic et coups de plume", "Eclats de gaillettes" et de leurs personnages (L' Zeph Cafougnette, Batisse Boudenne, Mémère Laïte), il va nous conter avec émotion, tendresse et gaieté, la vie du mineur, la  guerre, ces gens habitués au noir mais qui aiment tant la couleur du ciel, avec une discrète simplicité.

En un demi-siècle, Jules Mousseron a publié 12 recueils, soit plus de 360 poèmes, chansons et monologues, vendus à 100 000 exemplaires, chiffre impressionnant pour l'époque, et a connu la postérité avec son personnage fétiche : Zeph Cafougnette. Mineur, perpétuel étonné, grande gueule, vantard comme il se doit, et "ninoche" (innocent), mais fort de son bon sens, culbutant la certitude des nantis, fait son apparition lors des premières allocutions publiques de Mousseron.
Au cours des banquets, des réunions commémoratives, des fêtes d'associations, kermesses, défilé des harmonies, partout on demande Jules Mousseron et sa réputation l'amène à se produire de plus en plus loin, remplissant salles de galas, théâtres ou places publiques. Le début de la gloire qui l'amènera jusqu'à l'Opéra Comique à Paris ! Mais rien n'affole le tenace travailleur, fidèle à ses sources d'inspiration : la mine, les estaminets et leurs personnages, les corons, ses enfants, sa joie d'écrire et de discourir parmi les siens.

Jules Mousseron laissera derrière lui deux images : celle du "carbonnier" avec sa barette et sa lampe, au fond "del fosse Renard" et celle du poète patoisant, maniant la plume avec sincérité et sensibilité, louant le courage et l'honneur d'une profession décimée.
Empreinte d'amour, la poésie de Mousseron est avant tout un regard positif et tolérant sur la vie du mineur. Certains lui reprocheront pourtant son manque d'engagement politique. Mousseron aime la mine malgré - ou à cause - de ses tragédies. Il ne quittera jamais ses camarades qui l'aduleront comme un "apôtre". Parmi eux, à travers ses spectacles, il a cherché à soulager la misère morale et matérielle par la poésie. L'extinction des dernières mines doivent-elles faire oublier ce passé ? Peut-on sérieusement imaginer tirer un trait sur cette infiniment riche mémoire ?

Salut mes Tiots 'Quettes
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 09:30 - Jules Mousseron - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 10 janvier 2005

Une vignette d'une planche de l'album...

5 ans séparent les deux vignettes...
La planche a été entièrement refaite par Rémy à l'heure actuelle car les personnages ont un peu évolué comme vous pouvez le constater...
Au premier plan, vous pouvez reconnaître Cafougnette et au second plan, Batisse Boudenne, son acolyte, passant avec un râteau sur l'épaule.
Le titre de l'histoire : "Bon Cafougnette".

Avant...

Après !


Salut mes Tiots 'Quettes
Fred Cafougnette

Posté par Fred Cafougnette à 14:06 - La BD - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »