mercredi 23 janvier 2008
Jules
Décidément, j'ai du mal à mettre à jour ce blog !
Pas le temps et peu d'infos...
Ces temps ci, juste un Jules à vous présenter. Il s'agit d'une huile sur toile par Lucien Jonas et représentant Jules Mousseron !!!
Voici le tableau :
Salut Mes Tiots 'Quettes
Fred Cafougnette
jeudi 20 septembre 2007
Un peu de patience...
Pour vous faire patienter avant la sortie du tome 3 et vous mettre l'eau à la bouche...
Quelques menus d'époque ayant appartenu à Jules Mousseron !
J'avoue que c'est impressionnant ! J'imagine bien les repas débuter sur le coup de midi et se terminer vers minuit... Je serais bien incapable de manger tout ça !
Salut Mes Tiots 'Quettes,
Fred Cafougnette
lundi 19 septembre 2005
Inauguration Expo
Marie-Pierre
Dion-Turkovics, conservateur de la Bibliothèque de Valenciennes,
prononçant un discours lors de l'inauguration de l'exposition
consacrées à Jules Mousseron. Elle est entourée de M. le Maire de
Valenciennes et de son adjoint à la culture.
L'expo est superbe !
Beaucoup de documents d'origine dont les "loques ed' fosse" de Jules
Mousseron. Ça vaut le détour si jamais vous passez par Valenciennes
d'ici le 31 octobre 2005 !
Salut Mes Tiots 'Quettes,
Fred Cafougnette
mardi 6 septembre 2005
Expo Jules Mousseron
L'exposition
à la bibliothèque de Valenciennes intitulée "El vie est bell' ! Les
"concerts" de Jules Mousseron", réalisée dans le cadre du Mois du
patrimoine écrit 2005, aura lieu du 17 septembre au 31 octobre.
Diverses manifestations se dérouleront pendant l'expo. Le programme est visible sur le site de la Bibliothèque de Valenciennes.
L'inauguration se fera le 16 septembre à 18h30. Je serais bien évidemment présent, avant d'y revenir le samedi 8 octobre à 16h30 pour une séance de dédicace de la BD en compagnie de Rémy, le dessinateur.
A bientôt Mes Tiots 'Quettes
Fred Cafougnette
mardi 25 janvier 2005
Cafougnette.com
Un petit tour s'impose sur le site de Cafougnette.
Vous y trouverez toutes les infos sur Jules Mousseron et le spectacle
"Cafougnette et l' défilé" interprété par Jacques Bonnaffé.

Le spectacle tourne un peu partout (un peu moins maintenant) depuis
plus de 10 ans et fait salle comble, aussi bien dans le Nord qu'à
Paris, Bordeaux, Nice ou Toulouse... Si l'occasion se présente, je ne
saurais trop vous conseiller d'aller le voir. Vous ne le regretterez
pas !
Ecoutez surtout les textes de Jules Mousseron dit par Jacques
Bonnaffé, cela vaut le détour. J'aurais aimé entendre "L' souris du
fond de l' trou". Dommage... C'est certainement un des plus beaux
textes du poète mineur.
Vous trouverez également des rubriques sur
les autres spectacles du comédien, dont le beau et fou "54X13" sur un
texte du créateur du Poulpe, Jean-Bernard Pouy.
Salut mes Tiots 'Quettes,
Fred Cafougnette
mercredi 19 janvier 2005
Carte postale
Editée par le Club Philatélique de Denain les 29-30 octobre 1994.
La carte représente l' Zeph Cafougnette, personnage légendaire des œuvres de Jules Mousseron, géant de Denain depuis 1948.

Collection personnelle
Salut mes Tiots 'Quettes
Fred Cafougnette
mardi 18 janvier 2005
BOUTADE (A mon ami Justin Morand), Poème de Jules Mousseron
In v'not d' trouver l' veine à' l' bowette.
Zeph Cafougnette i l'exploitot.
R'serré, l' carbon étot fin raite:
In tapant d'dins, l' pic erbinot.
El porion d' coupe, un vieux brave homme,
Avot fait l' prix d' veine au hasard,
In arringeant li-même el somme
Quand v'not l' quinzaine, un peu pus tard.
L' porion, un jour, arrive à l' taille,
Faisant s' tourné, comm' tous les jours.
Not Zeph à l' vein' livrot bataille
Et randouillot à doubels-tours !
« Cré nom, s'écriot Cafougnette,
Qué l' veine est dure à c't indrot-chi !
Ravettiez bin cheull' gross' gaillette :
V'là qué j' l'ai usé à l'ardi !
Par berline ed carbon, in donne
Douz' sous ; pourtant à bin parler,
Ej vous assur' qu'in s' déboutonne
Pour in faire assez pou s'cauffer . »
El porion répond, l'air sévère,
Mais in riant, tout'fois, in d'dins :
« I faut taper pus fort, vieux frère,
Et vous gagn'rez beaucoup d'argint.
L' carbon est dur, mais l' veine est belle ;
Et l'in dira chou qu'in voudra :
Aussi vrai qu' ch'est Zeph qu'in t'appelle,
Ch'est soixant' centim's ; cha rest' ra !
-Pourquoi ? répliqu' Zeph, hors d'haleine,
Ch'est soixante' centim's et rien d' pus ?
Ch'est mi l' premier qui-a trouvé l' veine
Et l' prix n'étot point marqué d'sus ! »
On venait de trouver une veine dans la galerie
Zeph Cafougnette l'exploitait
Resserré, le charbon était très dur
En frappant dedans le pic rebondissait
Le porion de la coupe, un vieux brave homme,
Avait fait le prix de la veine au hasard,
Il arrangeait lui même la somme
Quand venait la quinzaine, un peu plus tard.
Le porion, un jour, arrive à la taille,
Faisant sa tournée, comme tous les jours.
Notre Zeph à la veine livrait bataille
Et frappait a double tours !
« Sacré nom, s'écriait Cafougnette,
Que la veine est dure à cet endroit ici !
Regardez bien cette grosse gaillette :
Voilà que je l'ai usé au coin du fer
Par berline de charbon on donne
Douze sous ; pourtant à bien parler,
Je vous assure que l'on ne se déboutonne
Pour en faire assez pour se chauffer »
Le porion répond, l'air sévère,
Mais en riant, toutefois à l'intérieur :
Il faut frapper plus fort, vieux frère,
Et vous gagnerez plus d'argent.
Le charbon est dur, mais la veine est belle ;
Et l'on dira ce que l'on voudra :
Aussi vrai que c'est Zeph que l'on t'appelle,
C'est soixante centimes ; ça restera
Pourquoi ? réplique Zeph, hors d'haleine,
C'est soixante centimes et rien de plus ?
C'est moi le premier qui a trouvé la veine
Et le prix n'était pas marqué dessus
Salut mes Tiots 'Quettes,
Fred Cafougnette
jeudi 13 janvier 2005
Manuscrit

Jules Mousseron présenta Cafougnette lors d'une représentation à l'Opéra Comique de Paris.
Salut mes Tiots 'Quettes !
Fred Cafougnette
mercredi 12 janvier 2005
Jules Mousseron ? In l'arconnot tertous... I est d' not' coin !
Comm' j'aime el biau vêt'mint qué j' mets dins les honneurs.
Mais j' préfèr' min patois, musiqu' dé m' premier âche,
Qui, chaqu' jour, fait canter chu qu'a busié min cœur.
L' patois s'apprind tout seul, et l' français, à l'école.
L'un vient in liberté, l'autr' s'intass' comme un rôle.

Le 1er Janvier 1868, naît Jules mousseron dans le "coron plat" à Denain. Douze ans et un jour plus tard, Jules descend au fond de la fosse Renard pour la première fois. Il y travaille durement, mais il trouve le temps de se passionner pour la littérature. Il dévore les classiques et se met à écrire, d'abord en français, puis en Rouchi (dialecte de cette région houillère du Borinage, entre Nord et Belgique dont font partie Valenciennes et Denain) sur les judicieux conseils de l'artiste André Jurénil. Très vite, son style et sa langue quotidienne lui valent renommée et reconnaissance.
A travers "Fleurs d'en bas", "Les fougères noires", "Autour des terrils", "Les Boches au pays noir", "Coups de pic et coups de plume", "Eclats de gaillettes" et de leurs personnages (L' Zeph Cafougnette, Batisse Boudenne, Mémère Laïte), il va nous conter avec émotion, tendresse et gaieté, la vie du mineur, la guerre, ces gens habitués au noir mais qui aiment tant la couleur du ciel, avec une discrète simplicité.
En un demi-siècle, Jules Mousseron a publié 12 recueils, soit plus de 360 poèmes, chansons et monologues, vendus à 100 000 exemplaires, chiffre impressionnant pour l'époque, et a connu la postérité avec son personnage fétiche : Zeph Cafougnette. Mineur, perpétuel étonné, grande gueule, vantard comme il se doit, et "ninoche" (innocent), mais fort de son bon sens, culbutant la certitude des nantis, fait son apparition lors des premières allocutions publiques de Mousseron.
Au cours des banquets, des réunions commémoratives, des fêtes d'associations, kermesses, défilé des harmonies, partout on demande Jules Mousseron et sa réputation l'amène à se produire de plus en plus loin, remplissant salles de galas, théâtres ou places publiques. Le début de la gloire qui l'amènera jusqu'à l'Opéra Comique à Paris ! Mais rien n'affole le tenace travailleur, fidèle à ses sources d'inspiration : la mine, les estaminets et leurs personnages, les corons, ses enfants, sa joie d'écrire et de discourir parmi les siens.
Jules Mousseron laissera derrière lui deux images : celle du "carbonnier" avec sa barette et sa lampe, au fond "del fosse Renard" et celle du poète patoisant, maniant la plume avec sincérité et sensibilité, louant le courage et l'honneur d'une profession décimée.
Empreinte d'amour, la poésie de Mousseron est avant tout un regard positif et tolérant sur la vie du mineur. Certains lui reprocheront pourtant son manque d'engagement politique. Mousseron aime la mine malgré - ou à cause - de ses tragédies. Il ne quittera jamais ses camarades qui l'aduleront comme un "apôtre". Parmi eux, à travers ses spectacles, il a cherché à soulager la misère morale et matérielle par la poésie. L'extinction des dernières mines doivent-elles faire oublier ce passé ? Peut-on sérieusement imaginer tirer un trait sur cette infiniment riche mémoire ?
Salut mes Tiots 'Quettes
Fred Cafougnette
mardi 4 janvier 2005
Page eud couv'...

Collection personnelle










